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Le constat et l'espoir d'une issue

 

Le CONSTAT

 

extrait de l'article de JM DARMIAN

Les sables mouvants de la récession s’étendent

http://www.jeanmariedarmian.fr/les-sables-mouvants-de-la-recession-setendent/

 

Lentement, l’Europe s’enfonce dans une crise irrémédiable, car elle est prisonnière de cette idéologie ultra-libérale dominante qui ravage le monde politique. Les sables mouvants de la récession engloutissent tous les efforts sociaux consentis pour combler des dettes insondables. Les peuples, les vrais, ceux que le monde de la finance ignore et considère comme de la chair à profit, s’enlisent dans la précarité, la pauvreté, l’insécurité. Et partout où la droite est arrivée récemment au pouvoir, le désespoir s’installe.

 

L’économie grecque se contractera de 5% cette année, une récession plus sévère encore qu’attendu jusqu’à présent, a déclaré le gouverneur de la banque centrale du pays... La banque centrale grecque prévoyait le mois dernier une contraction de l’activité de 4,5% en 2012, après celle de 6,9% subie en 2011. La , dont le produit intérieur brut (PIB) a avoisiné 215 milliards d’euros l’an dernier, connaît sa cinquième année consécutive de récession et pourra de moins en moins rembourser les crédits divers encore en cours. C’est irrémédiable… Plus on taille dans les dépenses, plus on appauvrit le pays et plus on va dans le mur !

 

Mauvaise nouvelle pour le Portugal. Selon la banque centrale du pays, le PIB du pays de Camoens devrait reculer de 3,4 % cette année et, au mieux, stagner, l’an prochain. La Banco du Portugal révise ainsi à la baisse de 0,3 point les deux prévisions. En 2011, l’économie portugaise s’est déjà contractée de 1,6 %…

 

Le produit intérieur brut (PIB) de la Grande-Bretagne s’est contracté de 0,2% sur les trois premiers mois de l’année, après avoir diminué de 0,3% au dernier trimestre 2011. Deux trimestres consécutifs de baisse qui correspondent à la définition « technique » de la récession. La plupart des économistes s’attendaient à ce que le PIB britannique ait légèrement progressé sur les trois premiers mois de l’année, mais leurs prévisions ont été démenties, à cause principalement de la chute de l’activité du secteur de la construction, la plus forte en trois ans.

 

Le mot « Récession » barre la une du quotidien espagnol du jour. « L’économie est entrée en récession avec la baisse de 0,4 % du PIB au premier trimestre, ce qui fait deux trimestres consécutifs de baisse », rapporte le journal.

 

Le gouvernement italien a prévu une aggravation de la récession pour 2012 et retardé ses prévisions de retour à l’équilibre budgétaire, estimant que « malgré les progrès accomplis, il reste encore beaucoup à faire ». Dans un communiqué publié à l’issue d’un conseil des ministres, le gouvernement a annoncé une révision à la baisse de ses prévisions de Produit intérieur brut (PIB) pour 2012, prévoyant une contraction de 1,2% contre une baisse de 0,4% lors de la dernière prévision officielle datant de décembre.

 

Alors que S&P vient de prévenir qu’une nouvelle restructuration grecque pourrait être nécessaire et que l’Irlande a annoncé ne pas vouloir honorer son échéance de 3,1 milliards d’euros envers la BCE via l’ex-Anglo Irish Bank, force est de constater que la crise n’est pas terminée pour les « pays périphériques », comme ne le clame d’ailleurs plus jamais le petit homme aux bras d’acier qui avait sauvé l’Europe ! On ne parle plus de la crise dans le camp de Nicolas Srakozy. Tout s’effondre autour de nous ! Les trous s’aggravent. La relance devient tellement nécessaire que même le grand maître de la BCE lance un appel à l’inversion de la tendance car les financiers s’affolent, puisque à vouloir trop « gagner », ils vont finir par tout perdre.

 

JM DARMIAN 25/4/2012

 

L'ESPOIR d'une ISSUE

Hollande : l’espoir d’un nouveau paradigme

25-04-2012 par Michel Santi Economiste Suisse

Après la chute de Papandréou en Grèce, de Berlusconi en Italie et de Zapatero en Espagne, la France semble être sur le point de signifier à Nicolas Sarkozy son congé. Aucun des dirigeants européens au pouvoir n’aura donc survécu à la crise qui aura eu raison d’eux, les abattant l’un après l’autre comme dans un jeu de quilles à l’échelle continentale. Le score du Président sortant à l’issue du premier tour pose en effet les jalons d’une victoire de François Hollande, laquelle agira à la manière d’un électro choc pour des marchés pleins de préjugés. Aux yeux de la haute finance, vu à travers le prisme réducteur des agences de notation et du point de vue des investisseurs seulement préoccupés par leurs petits profits, Hollande est l’homme de la dépense publique, de la renégociation des traités européens et … de la tranche marginale à 75% ! Cette caricature facile d’un personnage présenté comme rétrograde pour privilégier croissance et emplois au détriment de l’orthodoxie est néanmoins paradoxale. S’il est élu, le socialiste remettra précisément en cause un consensus en place remontant à une trentaine d’années et fera trembler dans ses fondements la philosophie ultra libérale où les marchés régnaient en maîtres absolus telle que mise en place par Reagan et par Thatcher.

 

L’axe Merkel/Sarkozy – ou « Merkozy »- sera à l’évidence instantanément dissout, comme le sera le pacte contracté par les deux dirigeants français et allemand actuels qui veux que l’Allemagne ferme les yeux sur les injections de liquidités parcimonieuses de la Banque Centrale Européenne en faveur des pays de l’Europe périphérique en contrepartie d’une austérité qui assèche tout sur son passage. N’est-il pas temps que la sujétion au dictat allemand cède enfin la place à une nouvelle relation plus équilibrée et plus volontariste du côté français ? N’est-il pas également temps pour la France de prendre la tête d’un mouvement et de se muer en cheffe de file de nations européennes révoltées par une rigueur instaurée dans le seul but de plaire à des marchés financiers insatiables? L’Union Européenne peut en effet modifier (envers et contre l’Allemagne) ses priorités comme elle doit relever la tête face aux marchés obligataires tout puissants. L’obsession de la réduction des déficits doit immédiatement s’effacer au profit d’une politique sereine de relance de la croissance et de l’emploi, seule et unique clé pour sortir de la crise. A cet égard, le gouvernement espagnol (de droite) qui proteste de plus en plus contre les exigences imposées par Bruxelles, le prochain gouvernement des Pays-Bas qui fera place à l’actuel démissionnaire pour avoir cherché à réduire drastiquement les dépenses publiques, le futur gouvernement grec élu prochainement et qui se rebellera certainement contre la liquéfaction de son économie décrétée par la technocratie européenne et même le très orthodoxe Mario Monti qui commence à s’interroger sur le bien fondé de l’intense rigueur instaurée en Italie seront tous derrière le nouveau Président français.

 

Emmené par la France, un front du Sud doit être ouvert qui obtiendra un soutien total de la part de la Banque Centrale Européenne et une humanisation des traités européens. Sous l’égide de ce front du Sud, un changement de paradigme en faveur des peuples et de l’emploi devra s’opérer. Car le modèle européen coulé dans le moule anglo-saxon a bel et bien vécu.

 

http://www.gestionsuisse.com/2012/hollande-lespoir-dun-nouveau-paradigme/#more-3013



26/04/2012
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