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Transformer les couches usagées en argent

Ces apprentis sorciers, qui veulent s'enrichir par tous les moyens, sont des irresponsables cautionnés par nos élus et financés par l'argent public. Le fric avant l'hygiène alimentaire, ... l'actualité récente n'est qu'un début.

 

" L'homme est il condamné à se faire des illusions

 sur ses congénères ? "

 

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Les couches culottes usagées fourniront du compost !!!

 

Avant propos

 

« L’urine est absorbée totalement par la poudre contenue dans les couches. Cette poudre particulière est constituée de minuscules granules d’un plastique appelée polyacrylate. La particularité du polyacrylate est son grand pouvoir d’absorption. En effet, ce plastique peut absorber jusqu’à six fois son volume en eau !!! Comme tous les plastiques, le polyacrylate est un polymère, une substance constituée de longues chaînes de molécules. Les grands espaces séparant les molécules du polyacrylate sont facilement comblés par des molécules d’eau. Voilà pourquoi les couches pour bébés sont si absorbantes ! Et plus il y a de poudres, plus la couche est absorbante. » ( http://col71-stexupery.ac-dijon.fr/ )

 

Un article de Yann Cohignac

 

La consommation de couches-culottes est un fardeau pour l’environnement : un bébé en utilise en effet en moyenne quelque 6 000 durant ses deux premières années, ce qui représente au total 1 million de tonnes de déchets par an… soit 9 % de nos ordures ménagères ! Et le pire, c’est qu’aucune n’est recyclée ! En tout cas pour l’instant, car Suez Environnement affirme être capable de le faire…

 

En 2009, la France lance son premier appel à projets éco-industries, destiné à développer les écotechnologies à fort potentiel de croissance industrielle. Parmi les idées retenues, celle de Suez Environnement : créer une filière de recyclage pour les couches usagées, ce qui serait une première mondiale. Le groupe français, appuyé par sa filiale spécialiste des déchets SITA*, lance donc un programme de recherche doté d’une enveloppe de 340 000 euros, financé à 40 % par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

 

Deux ans après, le programme porte un nom, « Happy Nappy » (« Couche Heureuse »), et donne des résultats : « Aujourd’hui, on a élaboré et conçu un pilote à l’échelle laboratoire qui permet de simuler un processus industriel », indique Laurent Galtier, directeur du projet, sur TF1 News. La faisabilité vérifiée, reste maintenant à valider la rentabilité économique du système. Suez l’annonce pour la fin de l’année, et espère mettre en place la filière dès 2013…

 

Une triple valorisation de la couche

 

Il semble donc que le million de tonnes de couches usagées (dont la production nécessite, selon l’Ademe, 5,6 millions d’arbres et 476 000 tonnes de pétrole) subissent bientôt un autre sort que l’enfouissement ou l’incinération. Mais comment seront-elles recyclées ? Et que deviendront-elles ?

 

La première étape de la technique de Suez Environnement est un broyage des couches et un passage dans une sorte de machine à laver. Cette dernière sert à isoler le plastique des autres composants. « Ce plastique, qui représente 15 à 20 % de la couche, peut dès lors être envoyé directement dans les filières de recyclage », explique M. Galtier. Voilà déjà une matière valorisée…

 

Ensuite, il est question de produire du biogaz, et donc de l’énergie avec les couches : la récupération de la cellulose (environ 20 %) et des déchets organiques (matières fécales et urines, entre 50 et 70 %) permet en effet de recourir au procédé de la méthanisation (processus biologique de fermentation), et d’obtenir, avec combustion du méthane, de l’électricité !

 

Enfin, le recyclage de couches devrait fournir du compost : les restes de déchets organiques issus de la méthanisation, appelés digestat, sont potentiellement utilisables en agriculture, mais il reste encore une conformité réglementaire à établir sur ce point.

Au final, « on serait à 90 % du recyclage du produit, avec une triple valorisation entre les plastiques, l’énergie et le compostage », car seuls 10 % de la couche, les polymères superabsorbants, ne sont pas valorisables (déchets ultimes).

 

* Trois autres partenaires ont participé au projet : l’INRA (Institut nationale de recherche agronomique) de Narbonne, l’APESA (Association pour l’environnement et la sécurité d’Aquitaine), et l’ENSAT (Ecole nationale supérieure agronomique de Toulouse).

 

Source http://www.developpementdurable.com/

 

 

Petite question, comment fait on pour collecter, stocker, transporter, traiter ces précieuses couches? Pas de problèmes, les collectivités locales financeront ce beau projet, avec nos impôts comme d'habitude !! (NDR)



19/06/2011
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