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Pour ceux qui ont faim

Pour ceux qui ont faim

 
 "Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…", l'Europe en ce temps-là…
En ce temps-là, Espagne, Italie, Grèce et Portugal étaient des pays pauvres. En ce temps-là, l'Allemagne était coupé en deux et l'Irlande moribonde. Mais c'était un temps de croissance et nous avons vu, grâce à la dynamique européenne, ces pays se redresser et leur économie atteindre, peu ou prou, des standards proches des nôtres. On appelait cela la solidarité : c'était un pilier de la construction européenne, cela même qui mit fin aux conflits qui avaient jusqu'alors émaillé l'histoire de ce continent, cela même qui permit à l'Europe d'être désignée Nobel de la paix l'an dernier.
Dans la longue histoire de la construction européenne, une date symbolique : la création en 1987 du PEAD, le programme d'aide aux plus démunis. Parce que malgré  la naissance de cette immense puissance économique qu'était devenue l'Europe unie, il y avait des laissez-pour-compte, des déshérités, des démunis, il fut décidé de lier l'aide alimentaire à la politique agricole commune. Question de logique : grande puissance agricole, l'Europe se voulait autosuffisante en matière alimentaire, y compris pour les exclus. On appelait cela la solidarité.
Ce matin, dans son discours devant les députés européens, François Hollande mettait en garde : "L'intérêt national est en train de prendre le pas sur l'intérêt européen." Et d'ajouter : "s'il est vrai que la crise de la zone euro est désormais largement derrière nous, nous sommes loin d'en avoir tiré toutes les conséquences. Ce qui nous menace n'est plus la défiance des marchés mais celle des peuples".
Dans ce contexte, il importe de rappeler avec force cet idéal de solidarité qui prévalait à la construction européenne. Et puisque cet idéal ne parvient pas à s'exprimer sur le terrain de la défense - en témoigne la timidité du soutien européen à l'opération Serval - qu'il soit au moins, une ligne directrice de la stratégie économique de l'Union européenne. 

Il FAUT donc maintenir l'aide alimentaire de l'Union. Sans elle, les associations qui, telles les Resto du coeur ou le Secours populaire en France, nourrissent les esseulés et les familles démunis, ne pourront plus faire face.
Aujourd'hui plus encore qu'en temps de prospérité, cette aide est indispensable. Elle est pourtant menacée, plusieurs pays tels le Royaume Uni, l'Allemagne et les Pays-Bas lui préférant des politiques sociales conduites par les Etats.
A l'heure où l'Europe que nous espérions est plus que menacée, à l'heure où les chiffonniers finissent par former des armées dans les rues de Paris et plus encore de Barcelone, Madrid ou Athènes, sauvez la solidarité européenne : dites oui au maintien de l'aide alimentaire européenne avant que le Conseil européen ne vote le budget de l'Union les 7 et 8 février. Pour cela, soutenez AirFoodProject en cliquant là
Et diffusez largement autour de vous. Le temps presse.


07/02/2013
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