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Gréce les rats quittent le navire

Info de nos voisins SUISSES

Affolés, les Grecs ont caché 344 milliards (de FS) en Suisse

Vendredi, l'euro a plongé au-dessous de 1fr.22  (franc suisse) et la parité entre les deux devises est annoncée... En cause: la chute dramatique de la Grèce. Ses habitants n'y croient plus: ils ont déjà planqué des centaines de milliards de francs dans nos banques.

Elisabeth Eckert - le 28 mai 2011, 19h49
Le Matin Dimanche

«Si les 12 milliards d'euro n'arrivent pas au plus vite, nous serons en faillite en juillet prochain.» Ce cri d'alarme vient d'être lancé par le premier ministre grec en personne, Georges Papandréou. «Aucun salaire, aucune retraite et aucune obligation de l'Etat ne pourront plus être payés.» Las. L'alerte est, pour l'heure, restée lettre morte. Le G8 a préféré délivrer une aide de 40 milliards de dollars en soutien au Printemps arabe; le cas grec - qui fait pourtant chaque jour dévisser l'euro et bondir le franc suisse - a à peine été évoqué.

Et le Fonds monétaire international (FMI) a refroidi tout le monde, en affirmant qu'il «ne poursuivrait son aide à Athènes (30 milliards de dollars en cinq tranches) que s'il obtenait des assurances que le pays est en mesure de lui rembourser cet argent». Vendredi, Georges Papandréou a encore tenté, en vain, le tout pour le tout, en poussant l'opposition - des conservateurs aux communistes - à accepter un nouveau plan d'austérité et des coupes budgétaires de 6 milliards d'euros, pour empêcher la dette de 340 milliards d'euros d'exploser encore.

Craintes d'une faillite de l'Etat
Mais le chef du gouvernement grec affronte, désormais, un second danger de taille: la perte de confiance de ses concitoyens, qui retirent, à la vitesse grand V, leur épargne. Ainsi, selon la Banque centrale grecque, 38 milliards d'euros ont été sortis des coffres en 2010, soit presque autant que les Allemands durant cette année qui fut pourtant, avec 41 milliards d'euros de retraits, une année record d'exode de fonds pour nos grands voisins.

«Rien qu'en Suisse, estime ainsi le secrétaire d'Etat au Ministère grec des finances, Dimitris Kouselas, nos concitoyens ont, ces dernières années, déposé 280 milliards d'euros (344 milliards de francs au cours actuel, ndlr). Ces montants sont énormes: ils représentent pas moins de 120% de notre PIB.» Selon des sources bancaires, les deux grandes banques suisses accueilleraient à elles seules 25 milliards de francs d'origine hellénique. Une bonne part des 280 milliards d'euros se trouve dans les banques privées genevoises.

Contrôles dans les aéroports
Des contrôles vigoureux viennent dès lors d'être instaurés dans les aéroports ou aux douanes grecques, traquant les sommes au-dessus de 10 000 euros: «Bonjour Madame, bonjour Monsieur, combien d'argent transportez-vous? Veuillez ouvrir votre valise.» A la vitesse où se multiplient les retraits - car un Grec sur quatre craint désormais la banqueroute de son pays et, partant, la destruction de son épargne - des faillites bancaires, à leur tour, ne sont plus à exclure.

Ainsi va la spirale infernale. Depuis le 10 mai, la Troïka est à Athènes, pour tenter de se mettre d'accord non seulement sur la livraison de la cinquième tranche (12 milliards d'euros) sur les 110 milliards d'euros promis par ses membres, à savoir le FMI, la Commission européenne et la Banque centrale européenne. Mais également sur une aide supplémentaire. Or le krach approche. La commissaire européenne grecque Maria Damanaki a averti: «Je vais être claire. Soit la Troïka parvient à se mettre d'accord sur un nouveau plan de sauvetage - qui provoquera, avec brutalité, de nouvelles victimes -, soit la Grèce devra sortir de la zone euro et revenir à la drachme.»

Un tel événement jetterait définitivement le trouble sur l'ensemble des Etats de la zone euro, en tête desquels le Portugal et l'Espagne. Face à cela, le franc suisse s'envole, s'envole sans que la BNS n'y puisse rien. Et pour cause: l'attrait majeur du franc s'expliquerait notamment par la très faible exposition des banques suisses à un risque de défaut d'Athènes. Entre 2009 et 2010, elles ont ainsi subitement réduit leurs créances de 64 à 3,6 milliards de francs... Certains économistes - dont Ursina Kubli, analyste à la banque Sarrasin - voient déjà l'euro chuter à 1 franc. Dès lors, le Wall Street Journal vient d'exhorter Berne à intervenir en Grèce et donc dans la zone euro. «En sauvant Athènes, la Suisse se sauvera elle-même»!

Quand les rats quittent le navire le naufrage est proche. La défaillance de la Gréce c'est un risque très important de KO ( Krach Obligataire) pour la zone euro. Pour mémoire, l'encours des assurances vie Française était proche de 1400 Milliards d'€ début 2011 dont une bonne partie est en Obligations d'état. La question est de savoir combien de dettes en provenance de la zone des tempêtes européenne ? ( NDR)



31/05/2011
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