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DEXIA Pierre Richard et les experts supercompétents

http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2011/10/05/retour-sur-dexia-pierre-richard-et-le-monde/

 

Lorsque nous avons consacré un article aux conséquences des pratiques de la banque Dexia vis à vis des collectivités territoriales  il y à une douzaine de jours (voir Les emprunts toxiques des collectivités, conséquences de la privatisation et du parcours d’un homme), nous ne pensions pas que cette banque serait bien peu de temps après au coeur de l’actualité.


Actualité brûlante oblige, les medias commencent à se pencher sur l’histoire de cette banque, de sa privatisation impulsée par son dirigeant Pierre Richard, qui fut la première décidée par le Gouvernement d’Edouard Balladur, de sa diversfication non maîtrisée pour tenter de devenir une banque universelle et de sa fuite en avant dans les emprunts toxiques, dont les risques ont ensuite été reportés vers les collectivités, mais aussi les hôpitaux, comme le mentionne une page de Charlie Hebdo Les hôpitaux pollusé par les emprunts toxiques”, qui nous affirme que le surcoût annuel de ces emprunts est l’équivalent de celui de 15 000 postes de personnel soignant.

Certaines déclarations de Pierre Richard, rapportées par Les Echos du 5 Octobre mettent bien en évidence la responsabilté personnelle de celui-ci dans le choix de la stratégie de croissance externe non maîtrisée, amenant à des aventures de plus en plus grandes jusqu’à la chute actuelle.


L’éditorial du Monde du 6 Octobre est particulièrement intéressant. Sous le titre “Désastre bancaire et bûcher des vanités”,

Cet aveuglement stupéfiant - ou cet inquiétant déni de réalité - ne constitue que l’épilogue d’une improbable fuite en avant qui débute il y a deux décennies. A l’époque, à la fin des années 1980, le développement local était assuré, dans le giron de la Caisse des dépôts et consignations, par des établissements publics qui n’avaient pour objectif que d’emprunter aux meilleures conditions sur les marchés, loin de toute spéculation.

L’engrenage fatal s’est enclenché avec l’émancipation, puis la privatisation du Crédit local de France (CLF), lancé dans le grand bain du marché en 1993, sous la houlette d’un haut fonctionnaire ambitieux, Pierre Richard. Pour doper ses profits et intéresser la Bourse, le CLF s’est alors transformé à marche forcée, chamboulant son modèle économique, qui l’avait, jusque-là, protégé des aléas du marché. Le rapprochement avec le belge CCB, en 1996, n’a fait que complexifier les choses en donnant naissance à une structure hybride et binationale qui n’a jamais bien fonctionné.

Dès lors, régions, départements et communes ont été incités à avaler des produits ” structurés “, c’est-à-dire des crédits complexes, opaques, aléatoires, bref spéculatifs. Pour faire tourner cette usine à gaz, Dexia s’est mis à jouer un jeu dangereux : emprunter à court terme pour financer des actifs à long terme offrant des taux plus élevés.”

Il ne manque qu’une chose à cet éditorial tout à fait juste, même si on peut trouver la lucidité tardive, le rappel des responsabilités que le même Pierre Richard avait exercé comme adminstrateur du Monde, et, mais il ne faut sans doute pas trop demander, une esquisse d’analyse sur sa contribution à un certain nombre d’évolutions de ce journal. Il y a peut-être un lien entre le caractère tardif de la lucidité du Monde et cet investissement !


Une question me taraude : au moment où la banque Dexia va être demantelée, avec la garantie des Etats belges et français, qui va hériter du paiement de la retraite-chapeau de Pierre Richard ? A moins qu’il n’y renonce, face au désastre dont il est le premier responsable.

 


Dexia repasse largement dans le vert en 2009

24-02-10 à 18:35 par la rédaction de Challenges.fr

http://www.challenges.fr/actualite/finance-et-marche/20100224.CHA7342/dexia-repasse-largement-dans-le-vert-en-2009.html

Les résultats du jour. La banque, qui avait publié une perte nette de 3,3 milliards d'euros un an auparavant, fait état d'un bénéfice de 1 milliard.

 

 

La banque franco-belge Dexia a enregistré en 2009 un bénéfice net de 1,01 milliard d'euros en 2009, après avoir affiché une perte nette de 3,3 milliards en 2008, grâce à de moindres provisions et au redressement de sa banque de détail. Les provisions pour impayés et les dépréciations ont été divisées par trois par rapport à 2008, en grande partie grâce à la cession du rehausseur de crédit FSA, qui avait engendré une perte de 1,66 milliard l'an passé. Outre cet effet comptable, le résultat est tiré par la banque de détail, qui a vu sa contribution au bénéfice plus que tripler, en partie grâce à une plus-value de cession sur la participation dans le Crédit du Nord (filiale de Société Générale).

 

Crédit agricole, Dexia, KBC ont réussi les stress tests /Presse 2010

lundi 19 juillet 2010 08h13
http://fr.reuters.com/article/idFRLDE66I04J20100719
 

BRUXELLES, 19 juillet (Reuters) - La banque française Crédit agricole (CAGR.PA: Cotation) et les groupes belges de services financiers Dexia (DEXI.BR: Cotation) et KBC (KBC.BR: Cotation) font partie des banques ayant passé avec succès les tests de résistance visant à établir leur bon état de santé, y compris dans les périodes difficiles, rapporte la presse belge.

 

Comme évoqué précédemment sur ce blog (http://ainsurg.blog4ever.com/blog/lire-article-460596-2540422-la_comedie_des_stress_tests_banquaires.html), l'histoire retiendra les études bidonnées des stress tests réalisées à grands frais. Cette fois-ci la facture sera très lourde pour les contribuables, certains annoncent que trois milliards d'€ investis par l'état Français ne représenteraient plus que 100 millions d€.

Personne ne doute que demain les superexperts des ministères Français nous diront que nous allons faire " une très bonne affaire". (NDR)

 



07/10/2011
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