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Coût des déchets les transports.

En France 1 camion sur trois transporte des DECHETS


868 millions de tonnes de déchets ont été produites en 2008

  • ménages :                                 31   millions de tonnes =   3.6%
  • collectivités :                            14   millions de tonnes =   1.6%
  • entreprises :                               90  millions de tonnes =  10.36%
  • agriculture et sylviculture :        374  millions de tonnes =  43,07%
  • activités de soins :                      0,2 million de tonnes =  0,00023%
  • mines, carrières et BTP :            359   millions de tonnes =  41,34%
  • Total entreprise :                     823    millions de tonnes 94,8%
  • Total ménages et collectivités  45.2 millions de tonnes   5,2%

Contexte et enjeux

L'élimination des déchets, qu'ils soient générés par les ménages, l'industrie ou l'agriculture, passe désormais le plus souvent par un traitement qui peut prendre différentes formes et s'organiser autour de schémas logistiques de plus en plus complexes et grands générateurs de transports. Les types d'organisations mises en place suite aux diverses réglementations dans le domaine des déchets ont engendrés, certes, une diminution des quantités de déchets mises en décharges, mais génère dans le même temps plus de ruptures de charge et un recours plus important aux transports. En effet, le tri sélectif, le recyclage, le principe du traitement des déchets à proximité de leur lieu de production et la concentration des infrastructures de valorisation autour de quelques centres de traitement importants, aboutissent au fractionnement et à la multiplication des flux.

Le transport est devenu de fait un élément essentiel de la gestion des déchets au même titre que leur mode de traitement. Le coût logistique d'une tonne de déchets peut ainsi représenter jusqu'à 50 % de son coût d'élimination global. Le transport routier assure près de 97 % du volume de trafic (80 % en tonnes.kilomètres), alors que c'est le mode de transport le moins efficace, que ce soit en matière de consommation d'énergie que d'émission de polluants et de CO2.

Malgré les efforts de limitation à la source, de nombreux indices, liés notamment au renforcement de la réglementation en matière de recyclage et de traitement et au développement d'une gestion multi filière, incitent à penser que la croissance des flux de déchets transportés devrait se poursuivre.

Objectifs

La maîtrise de la croissance des flux de déchets passe donc bien sûr par une réduction à la source de la production des déchets, mais aussi par une maîtrise de leur mobilité, en adoptant une logistique optimisée et un recours, dans la mesure du possible, à des transports alternatifs à la route (fluvial, ferroviaire ou techniques combinées), moins consommateurs d'énergie et moins émetteurs de gaz à effet de serre.

Les actions dans le domaine du transport des déchets pourraient être résumées dans le double objectif suivant :

  • Transporter moins :
    Cet objectif ambitieux vise à diminuer les déplacements de déchets en agissant sur les organisations mises en place dans le cadre de l'élimination qui, jusqu'à aujourd'hui, reposent principalement sur une méthode empirique. Cette approche non satisfaisante généralise des pratiques telles que l'atomisation des flux, la mise en place de transports morts et aberrants, l'allongement des parcours, etc. La remise en question de ces principes, au bilan environnemental et économique dégradé, passe par une introduction au sein des organisations d'une approche logistique.
  • Transporter mieux :
    Même s'il est primordial de chercher à les économiser, il est utopique de penser pouvoir supprimer complètement les mouvements de déchets. Toutefois, cette obligation ne doit pas nous faire oublier qu'il existe différents moyens de transport ayant des efficacités énergétiques plus ou moins bonnes.

En effet, des alternatives au "tout route" existent, avec, notamment, les techniques intermodales associant pour une même expédition le mode routier pour les transports d'encadrement et le ferroviaire ou le fluvial pour le transport principal. Cette combinaison permet de regrouper les qualités des modes de transport terrestres au sein d'une même technique, avec la souplesse de la route et la sobriété de la voie ferrée ou de la voie d'eau.

Les enjeux environnementaux et économiques liés à la logistique et au transport des déchets supposent que l'ADEME porte son action à deux niveaux :

  • Inciter les acteurs des différentes filières de déchets à optimiser leur organisation logistique sur le plan de la consommation d'énergie et de la réduction des émissions de CO2, soit par un transfert modal, soit par la diminution du volume de transport.
  •  Réduire les coûts liés à la logistique des déchets (optimisation des tournées de collecte, massification des flux, comparaison des techniques d'acheminement, y compris des techniques multimodales, réduction des retours à vide).

Données chiffrées tirées du site de l’ADEME

 

La révision du Plan Départemental Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PDEDMA) imposée par le Tribunal Administratif de Lyon, ainsi que la révision du transport des déchets de la CCPA doivent être menées sans délai pour réduire les coûts directs (TEOM) et indirects ( entretien des routes, pollution…).

 

ENSEMBLE , EXIGEONS LA REDUCTION A LA SOURCE DES DECHETS ET L’OPTIMISATION DES CIRCUITS DE TRANSPORTS DE NOS DECHETS.

 

L’AUGMENTATION PERMANENTE DES VOLUMES ET DES COÛTS N’EST PAS UNE FATALITE AGISSONS !



04/04/2011
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